Paroles de la Cavalière et Résistance

Publié le par miyo


 

Ma Cavalière

Ma Cavalière m'entraine dans sa danse.
Tes caresses sont des couteaux.
Ta tendresse est un étau.
Tu m'épuise avec tes maux.
Cesses d'aiguiser ta faux.
J'ai honte face au miroir de n'être plus moi même.
J'appréhende le sommeil, le goût de mes réveils.
Tu bas la mesure, me dicte mon allure ... et ...
Du soir au matin toujours le même refrain.
Je tombe et me relève. je négocie la trêve.
De toi je me méfie même par temps d'accalmie.
Tu embrume mon cerveau en mode crescendo.
Écorche ma mémoire, parfois jusqu'au trou noir.
Comment vous dire la peur, la douleur et l'usure … et ...
Les couts de poignards, qui me tiennent à l'écart.
Le regard des autres me fait porter la faute.
Prouver mon innocence ma douleur m'en dispense.
Ma cavalière m'entraine dans sa danse … Ma cavalière ...

 

 

 

 

La Cavalière,

 

D'abord des gestes frôlés, insidieux et insistants

Et mon destin qui succombe à tes assauts incessants.

D'allure hautaine arrogante, d'une assurance insolente.

Je connais si peu de toi, de toi qui mène cette danse.

Contraint de goûter tes lèvres, contraint d'y laisser ma peau.

Tu ne me laisses pas de trêve mais je résiste tant qu'il faut.

 

Je rentre en résistance, comme on part à la guerre.

Je porte le drapeau, l'étendard, la bannière.

Je rentre en résistance.

 

Tu as acéré tes griffes, tu as enveloppé ta proie.

Mais de victoire il n'y a, tant que je n'abandonne pas.

Tu m'as imposé les pas d'une brûlante partie de danse.

Mais sache qu'à cet instant là, ma vie rentre en résistance.

Quand je distingue une faille, je m'y faufile et m'engouffre.

Je me fous des représailles et je décide de ma route.

 

Je rentre en résistance, comme on part à la guerre.

Je porte le drapeau, l'étendard, la bannière.

Je rentre en résistance.

 

Dans les moments rémission, chaque fragment de plaisir,

qui se glisse entre mes doigts, devient plus grand qu'un empire.

Dans les moments de répit l'insignifiant prend du sens.

Je dévore avec passion le moindre écho de mes sens.

C'est dans nos mains, qui se joignent,

que se ressourcent mes forces

et cette foutue maladie ne me gâchera pas la vie.

 

Je rentre en résistance, comme on part à la guerre.

Je porte le drapeau, l'étendard, la bannière.

Je rentre en résistance même un genou à terre.

Je t'affronte de face et te prends à revers.

 

 

 

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Publié dans fibromyalgie

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